Coutumes, moeurs 
et costumes 
bretons : "un petit
parisien chez sa 
nourrice à l'Ile de 
Sein".
Voici une rubrique consacrée aux nourrices d'autrefois, qui n'avaient pas du tout 
les mêmes fonctions que nous aujourd'hui. J'aime assez ces images anciennes. 
J'espère pouvoir agrandir cette "collection".
Une bourguinotte, surnom donné aux 
nourrices du Morvan.
ou des langes qui leur collent les bras contre la poitrine. On serre leurs linges sur les 
cuisses et les jambes, de sorte qu'ils ne peuvent pas bouger, on les change le moins 
possible. S'ils crient, on les fait taire en les secouant très fort ou en leur donnant du 
sirop caramélisé. Certes, il existe des enfants heureux, tombés par hasard sur des 
nourrices honnêtes, saines et propres. Mais la mortalité infantile reste encore 
considérable,faute de soins, faute d'hygiène, faute de conscience affective chez les 
parents qui se déchargent littéralement de leurs bébés en les confiant à une étrangère.
Les soins que l'on apporte aux nourrissons avant le 19ème siècle sont rudimentaires. On 
les emmaillotte sur des matelas de paille, on leur met une chemise
Un départ de nourrices pour la province-Aux Enfants Assistés. 
W.I. (c.1880-1890).
Nourrices et nurses se distinguent de la 
domesticité par leur tenue. Les nourrices 
conservent le bonnet et parfois même le 
caraco de leur région. Les couvre-chefs en 
tulle ou mousseline se terminent par deux longs
pans que l'on coupe dès que l'enfant marche : 
leur tenue est généralement sombre, elles 
portent aussi un tablier en toile ou en coton 
avec de grosses poches.
Nourrice en promenade
La gardeuse d'enfants (JP Haag, né en 1842), 
huile sur toile
NOURRICES D'AUTREFOIS
Bébé et sa nourrice 
(F.Lareissière-19ème)
Marseille, Palais de Justice, Nourrices, 1907